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Adopter en Ethiopie

  • Les critères du pays :
    • être un couple marié depuis au moins 2 ans. Sur le principe les candidatures de personnes célibataires de sexe féminin sont admises. Dans la pratique les autorités éthiopiennes nous approuvent dans notre choix de ne pas priver les enfants d’un père alors que le nombre de candidatures de couples mariés dépasse celui des enfants adoptables.
    • ne pas avoir plus de quarante ans de différence d’âge avec l’adopté
    • disposer de revenus équivalents à deux SMIC nets mensuels
    • que le couple ait ou non des enfants au foyer ne constitue pas un critère de sélection en Ethiopie.
  • Les enfants éthiopiens :
    • Les enfants éthiopiens adoptables sont le plus souvent âgés de 2 à 6 ans, quelquefois plus jeunes ou plus âgés. Ils ont perdu leurs parents du fait de maladies (SIDA essentiellement), de la malnutrition, de conditions de vie extrêmement dures, voire d’accident. Ces enfants peuvent aussi avoir été abandonnés, ou bien le père est introuvable ou inconnu et la maman décédée. Les parents peuvent aussi avoir été déchus de leurs droits.
    • L’état de santé des enfants ne peut faire l’objet d’un bilan complet et sophistiqué. Les tests pour le SIDA et l’hépatite et une radiographie pulmonaire sont effectués systématiquement. Une visite médicale est obligatoire pour l’obtention du visa.
    • Les enfants éthiopiens ont en général des problèmes de teigne, de gale et des parasites intestinaux à traiter après leur rapatriement en France. L'O.A.A. exige des familles qu’elles fassent procéder à un bilan de santé complet dans un délai de quinze jours suivant l’arrivée de l’enfant.
    • La pandémie de SIDA affecte toujours fortement l’Ethiopie. Du fait des moyens thérapeutiques dont dispose les pays développés, les autorités éthiopiennes acceptent de confier en adoption les enfants sidéens.
    • La présence de frères et sœurs, demi-frères et demi-sœurs non adoptables car trop âgés est assez fréquente. L’association ‘Les Amis de Reine de Miséricorde’ les prend en charge dans le cadre de son activité de parrainage (www.jeparraine.com).
  • Le recueil des enfants : après leur abandon ou le décès de leurs parents, les enfants sont répertoriés par les ‘kébélés’ (délégués des quartiers) qui en réfèrent aux Services des Affaires sociales. Puis ils sont recueillis temporairement par des proches, par les sœurs Missionnaires de la Charité ou directement pris en charge, après autorisation administrative, au sein de l’une des structures de l’association. Ils n’y séjournent que le temps de la procédure au cours de laquelle ils sont préparés à leur nouvelle vie dans une ambiance familiale et chaleureuse.
  • L’histoire de l’enfant : il est souvent difficile pour un étranger qui n’a jamais visité l’Ethiopie de mesurer l’ampleur du fossé qui sépare le niveau de développement de nos deux pays et les pratiques héritées de nos cultures respectives. Pourtant cette réalité est primordiale pour comprendre que :
    • la plupart des enfants adoptables n’ont aucune existence légale
    • ils ne sont enregistrés, pas plus que leurs parents, sur aucun registre d’état civil.
    • ils ne possèdent aucun papier d’identité
    • leurs parents et famille se déplacent et quittent leur lieu de résidence sans qu’aucun organisme n’en soit informé
    • la notion de temps est très relative et celle de projet ne se fait que dans le très court terme
    • l’enfant, même s’il est généralement respecté, n’est pas considéré comme ayant droit de savoir et de décider ce qui concerne sa propre vie
    • les liens sociaux et familiaux sont détruits par la misère
  • Il découle de tout cela que ce que nous savons de l’histoire de l’enfant est généralement très sommaire et résulte d’une rapide enquête des services sociaux qui recueille le témoignage de voisins, tuteurs ou de membres de la famille. Il est par exemple quasi impossible de retrouver la trace d’un père parti chercher du travail dans une autre ville, disparu sans motif.
  • L’enfant, lorsqu’il commence à parler français, est souvent celui qui apporte le plus d’informations quant à son début de vie.
  • Les délais : Pour l’Ethiopie, il s’écoule un délai de 4 à 12 mois entre la remise du dossier complet par la famille à E.R.M. et l’arrivée du ou des enfants. Généralement plus l’enfant est jeune et plus l’attente est longue du fait des très nombreuses demandes de tout-petits.
  • Coût de l’adoption : voir feuille de Coût de l'adoption.