S'il est une question qui taraude les familles adoptives et tous les acteurs de l'adoption, c'est bien celle du bien-fondĂ© d'une telle entreprise, de ses retombĂ©es positives - ou nĂ©gatives - sur le devenir de l'enfant en dĂ©tresse. Lorsqu'aucune solution satisfaisante pour l'enfant n'apparait dans son pays d'origine, alors que dans les pays d'accueil de nombreux couples souffrent de ne pouvoir procrĂ©er ou que d'autres sont prĂȘts Ă ouvrir leur coeur Ă un enfant privĂ© de parents, est-il opportun d'apporter cette rĂ©ponse radicale qui va entrainer des ruptures affectives et culturelles irrĂ©versibles ? Il semble que les autoritĂ©s, tant des pays d'origine que des pays d'accueil, influencĂ©es ou non par les organismes internationaux qui plaident pour des solutions locales, ont d'ores et dĂ©jĂ optĂ© pour une rĂ©duction importante des effectifs annuels d'enfants orientĂ©s vers l'adoption internationale. Il suffit de prendre connaissance des statistiques françaises de l'adoption internationale 2012 pour en faire le constat. Cette politique s'accompagne de dispositions rĂ©glementaires nouvelles, toujours plus lourdes et contraignantes, tant pour la dĂ©livrance du visa de l'enfant que pour le prononcĂ© de l'adoption pleiniĂšre.
Une étude sérieuse existe-telle, est-elle possible, sur le thÚme de la réussite de l'adoption? Qu'est-ce que la réussite ? Quand peut-on parler d'échec ?
E.R.M. n'a pas cherché à répondre à cette question, mais a voulu trÚs modestement y contribuer au travers de l'étude menée par Mademoiselle JULIA LELEVE, stagiaire en DUT CarriÚres sociales, que nous remercions ici pour son travail de trÚs bonne qualité. Ces remerciements s'adressent aussi aux parents adoptifs et aux jeunes qui ont répondu positivement à notre sollicitation au travers d'un questionnaire qui nécessitait que l'on y consacre un peu de temps.
Nous vous souhaitons bonne lecture. Etude de Melle JULIA LELEVE.