Réactions au sujet des récentes publications venant troubler la communauté des adoptés et familles ERM

Bonjour aux membres du conseil d’administration d’ERM,

Nous ne pouvons pas rester insensibles à de tels propos.
Surprise, incompréhension, dégoût, voire colère nous animent suite à la description que certains médias font d’ERM.
Comment peut-t-on porter de tels jugements sur Christine et Gilbert Bayon ?
Nous n’avons pas la prétention de « bien » les connaître mais c’est une chance inouïe pour nous d’avoir croisé leur chemin.
Comme tous les parents adoptants d’ERM, nous avons participé aux réunions de préparation (à notre époque animée par Christine Bayon), fort utiles, nous préparant au mieux à être parents adoptifs et nous mettant en garde sur certains sujets, notamment ceux abordés dans ces médias.
Ces réunions étaient familiales (chez Christine et Gilbert Bayon), intenses (pouvant finir à 1h00 du matin en ayant démarré à 14h00) et très sérieuses. Pour l’anecdote, je me souviens qu’un couple peu attentif aux propos de Mme Bayon s’est vu ré-invité à une session supplémentaire pour conforter leur choix de devenir parents adoptants.
Notre choix, après la rencontre avec Mme Baron (interlocutrice d’ERM du département du Pas de Calais) s’est orienté « naturellement » sur ERM
Un blog d’un célèbre médecin spécialiste de l’adoption parle d’ailleurs d’ERM comme « la Rolls Royce » des OAA dans l’accompagnement des familles.
Les valeurs portées par ERM et notamment par les fondateurs, l’accessibilité, la bienveillance, la clarté, l’expérience (association gérée par les familles adoptantes) nous ont confortés dans notre confiance envers ERM
Cette association nous a permis d’accueillir deux formidables enfants, me semble-t-il, épanouis, dont nous sommes très fiers.
Nous avons pu nous construire, créer une famille, éduquer avec comme priorité le bien-être de nos enfants.
Que faire face à des situations désespérées, des destins compromis pour des enfants n’ayant rien demandé ? La misère, le déracinement ?
Personnes n’a de réponse « toute faite » à cette problématique.
La priorité d’ERM a toujours été le bien être de l’enfant.
Lors du deuxième voyage pour notre fils, avec la structure d’ERM en Éthiopie, nous avons pu réaliser des recherches sur son histoire.
Son passage dans un orphelinat d’état à Addis-Abeba lors de ses premiers jours nous a ému, désemparé.
Nous ne sommes pas là pour porter des jugements.
Quel est l’avenir pour ces enfants, trois par lit, se cognant la tête sur les montants de lits ?
Ces images resteront marquées à vie.
La solution idéale pour le mieux vivre de ces enfants n’existe pas.
Mme et M Bayon ont voué une partie de leur vie à une cause noble et juste pour le bien être de ces enfants.
Ils ont permis par leur dévouement, leur implication, leur action de donner un avenir à ces enfants en créant de très nombreuses familles épanouies comme la nôtre.
Nous ne pouvons qu’être admiratifs et reconnaissants.
Combien d’entre nous aurait entrepris une telle démarche aux dépens de sa vie professionnelle et privée ? Je laisse la réponse aux détracteurs !
Il est toujours plus facile de critiquer que de construire.
Sur 1722 enfants adoptés depuis l’origine d’ERM, combien sont-ils heureux et épanouis ?
Certes, certaines situations sont plus compliquées à gérer que d’autres. N’est-ce pas aussi le cas dans n’importe quelle famille « biologique » ?
Notre incompréhension est d’autant plus grande que les critiques prononcées à l’encontre d’ERM reposent sur des faits qui n’incombent pas à l’association.
Le rôle d’ERM est de mettre en relation une famille avec un enfant adoptable.
En aucun cas, ERM détermine si tel ou tel enfant est « adoptable » ou non.
C’est le rôle des structures du pays d’origine.
C’est d’autant plus injuste que ERM privilégie la transparence avec :
1- La possibilité et même nous encourage à rechercher des informations sur l’histoire de nos enfants, à l’aide de la structure locale lors de nos voyages.
2- Les recherches entreprises par Gilbert Bayon (à l’époque) à la demande des familles adoptives ou des enfants adoptés.
3- Les voyages tous les 2 ans « retour en Éthiopie » pour les enfants adoptés en quête de leur origine pour découvrir le pays de leur naissance et mener des actions caritatives.
Nous pouvons comprendre que dans le temps, sur le nombre de dossier, il y ait eu quelques « loupés » et c’est toujours trop.
Mais, sur ces « loupés », nous souhaitons exprimer ardemment que :
1- Les faits reprochés à ERM ne sont pas du ressort de l’association. C’est bien le pays d’origine qui rend « adoptable » ou non l’enfant.
2- Lors des premières réunions, nous avons été alertés et sensibilisé à cette problématique par Christine Bayon.
3- Par ses actions et le dévouement de ses fondateurs, ERM a toujours été transparent sur ce sujet.
Les critiques envers ERM nous paraissent donc infondées.
Nous pouvons comprendre la détresse, le désarroi des jeunes et de leur famille face à certaines situations. Cependant, ils se trompent de combat.
Enfin, pour finir, au sujet de la presse.
Il nous semble indécent d’aborder de tel sujet sensible sans prendre en considération l’argumentation des principaux acteurs et notamment ceux de la grande famille d’ERM–ARM.
Nous sommes effarés !
Si ces dames ou messieurs veulent faire avancer le sujet de l’adoption, nous leur conseillons d’aborder les sujets suivants :
1- Que faire pour combattre le racisme ?
2- Que faire pour que ces pays aient une certaine équité vis-à-vis de nos pays ? Dans la gestion du COVID, par exemple ?
3- Que faire pour améliorer la situation dans ces pays en difficultés ?
4- Que penser du rôle de pays émergents, notamment l’Inde et la Chine en Éthiopie ?
5- L’adoption est-elle une solution pour « sauver » des enfants en détresse ? Existe-t-il d’autres solutions ?
6- Que faire pour aider l’accueil, l’intégration des adoptés dans leur famille d’accueil ?
7- Etc…
Mettez en lumière ces personnes bénévoles, associations qui œuvrent pour améliorer le quotidien d’autrui, pour apporter une lueur d’espoir à une vie plus décente à des personnes dont leur seul tort (si nous pouvons l’appeler ainsi) est d’être nées dans un environnement peu propice à leur développement.
Ne croyez-vous pas que ceci soit plus constructible que de colporter des critiques, à notre sens injustifiées, sur l’action d’ERM
Nous invitons, cette presse, à prendre contact avec la grande famille d’ERM-ARM pour bien comprendre l’ampleur de leurs actions.
Vous avez bien compris que ce sujet nous affecte, nous attriste et nous tient particulièrement à cœur.
Nous vous soutenons pleinement et vous remercions pour tout le travail accompli.
Nous avons une pensée profonde pour Mme et M Bayon en leur ré affirmant toute notre gratitude.

Bien à vous,

Jean-Jacques et Amélie Danjou

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